Les journalistes ont usé de tous les moyens pour au moins ajourner l’adoption du Code de la communication. Le jeudi 30 juin,  la marche organisée vers l’Assemblée Nationale en partant de la stèle à Soarano a fait chou blanc. Les journalistes se sont retrouvés devant le portail fermé par les forces de l’ordre. Ils ont décidé de faire le forcing pour que les principaux responsables de commission accèdent à leur doléance : reporter l’adoption du code de la communication avec ses articles ambigus et liberticides.

Il a fallu 3 heures 30 d’attente pour que Manangy Robert, le Président de la commission Communication, Information et des Relations avec les Institutions, reçoive les émissaires des journalistes, des activistes de la société civile et des simples citoyens venus manifester auprès de l’Assemblée Nationale.  Les journalistes ont exigé comme préalable que tous les manifestants puissent entrer dans la salle. Une demande refusée par la partie venant de l’Assemblée nationale. Ce qui a conduit immédiatement au retrait des journalistes.

La rencontre a tourné court et aucun signal tangible n’a été donné par les parlementaires en faveur des requêtes des journalistes. Pour le Groupement des éditeurs de presse d’information et du multimédia de Madagascar (GEPIMM), dans un communiqué publié ce 1er juillet, « (l’adoption du Code de la communication et les articles y afférents) signera une rupture inévitable et irréversible du dialogue qui pourrait entraîner Madagascar dans une crise sans précédent depuis son indépendance ». Le GEPIMM a décidé de jouer avec la carte sensible des financements internationaux pour exhorter les législateurs à faire marche arrière. « Nous appelons enfin les bailleurs de fonds, la communauté internationale, la Francophonie, l’AGOA, à interpeller un Etat, sans presse libre et sans liberté d’expression citoyenne, qui ne respecte pas la démocratie ».

Photo : Facebook

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