La performance de l’industrie malgache reste encore faible et celle-ci ne pèse pas lourd dans l’économie nationale. Madagascar occupe la 116e place sur les 133 pays classés, en termes de compétitivité industrielle, selon le rapport Competitive Industrial Performance (2010) publié par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi) en 2012, repris par le Plan national de développement (PND). Concernant la capacité de production et d’exportation manufacturière, la valeur ajoutée per capita est de 28,4 alors qu’à titre de comparaison, le Japon occupe la première place avec un score de 7993,9. L’exportation industrielle per capita de Madagascar est de 31,8, contre 5521,0 pour le pays du Soleil-Levant.

« La structure sectorielle de l’économie reste figée et ne connaît pratiquement pas d’évolution positive », résume le PND. « On est bloqué au stade d’une économie agraire qui, plus est, de subsistance », assure Donat Andriamahefaparany, économiste, l’un des consultants chargés de l’élaboration du document de la politique industrielle de Madagascar (DPIM). Madagascar dispose d’un tissu industriel faiblement développé au regard de l’importance des potentialités de transformation des produits locaux d’où faiblesse des valeurs ajoutées et du niveau d’exportation. Christian Rajaosafara, vice-président du Syndicat des industries de Madagascar (Sim), parle d’un environnement économique peu favorable, des ressources humaines peu compétentes ou encore de produits pas suffisamment compétitifs par rapport aux produits importés, ce qui engendre une concurrence déloyale. Et la liste est longue. Le paradoxe entre cette faiblesse du secteur et les potentialités conduit les parties concernées à entamer un processus en vue de corriger la tendance. « Il est temps de moderniser notre économie. Il faut adopter une politique développementiste », plaide Donat Andriamahefaparany.

Iloniaina Alain

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE