Pourquoi tout ce ramdam autour de l’industrialisation ces dernières années ? C’est l’une des voies les plus rapides qui mènent au développement, tout simplement. Nous qui nous délectons de la culture du copier-coller, pourquoi ne pas copier les meilleures pratiques dans ce sens ?

Madagascar a tous les atouts pour se sortir de sa situation, pourquoi ne pas envisager qu’il devienne un leader régional d’ici une dizaine d’années ? Le Rwanda a bien fait de grands bons en avant en moins de 20 ans. Utopique, diront les sceptiques. Faisable, s’enthousiasmeront les réalistes. Les pragmatiques, quant à eux, préfèreront retrousser leurs manches pour travailler pour au moins atteindre le dixième des objectifs fixés.

Des exemples, comme les schémas appliqués par l’Asie du Sud-Est ou l’Éthiopie, nous indiquent que tout est possible avec une bonne dose de bonne volonté, et surtout si l’on affiche un désir commun d’aller de l’avant. Ce numéro, exceptionnel à bien des égards, nous met face à nos responsabilités et à nos défis. Sont distillées dans nos colonnes, les pistes de réflexion et essentiellement d’action pour nous sortir de notre condition.

Mais pour « s’en sortir », il faut résolument oser et être ambitieux. Avec ces armes, nous pourrions défier, à la fois le défaitisme ambiant et cette lenteur exaspérante, à la limite institutionnalisée et vendue comme accroche touristique. Or, la détresse de millions d’enfants nous oblige dorénavant à presser le pas, à accélérer les réformes et à mettre les bouchées doubles dans le domaine de l’industrialisation. Il faut agir avec intelligence et vite. Des conjonctures particulières font que nous sommes à la croisée des chemins et que nous avons encore notre destin en main, il n’est pas encore trop tard.

Nous avons le choix : soit bondir comme le lièvre pour s’extirper de ce bourbier, soit se morfondre dans cette posture immobiliste et dans cette pauvreté extrême qui nous torturent depuis des décennies.

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