Regard du conseiller à la Présidence sur la situation des formations politiques à Madagascar. Interview réalisée dans le cadre d’un dossier sur les partis politiques à Madagascar.

D’après vous, comment expliquer cette grande transhumance politique qui se fait au bénéfice du parti au pouvoir, le HVM ?

Je pense que si les politiciens sont séduits par le parti, c’est grâce au projet de société qu’il véhicule. Ce programme attire l’adhésion des personnalités politiques.  Il a été mué en Plan national de développement (PND), outil par excellence servant la Politique générale de l’État (PGE). Ces différentes considérations ont présidé à la conception et à l’approche retenues lors de l’élaboration de ce cadre stratégique et du Plan de mise en œuvre (PMO) qui en a découlé.

Quel est votre point de vue sur l’asphyxie des grands partis (Arema, Leader Fanilo, MFM, etc.)?

J’estime que si ces partis sont à l’agonie, c’est qu’il y a une part d’idéologie et de programmatique.  Je pense que si les membres désertent les rangs de ces partis, c’est à cause de leur ligne directrice qui ne suscite pas leur adhésion à 100%. Cela rend ces formations politiques très fragiles. Souvent, ce sont les personnes à la tête du parti qui attirent, non pas l’idée ou le programme. Je ne pense pas que le HVM soit le parti le plus puissant de l’île mais il fait l’effort d’y arriver. C’est une démarche à long terme et nous essayerons de nous imposer dans toutes les élections ultérieures. Cela demande bien évidement une grande préparation.

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