Il a été l’un des artisans de la Politique industrielle. Olivier Donat Andriamahefaparany partage ses points de vue sur la LDIM et l’industrialisation.

Comment avez-vous accueilli le fait que la LDIM ait été adoptée en Conseil des ministres ?

C’est un bon signe, malgré le retard dans le traitement des dossiers et des discussions qui ont trainé en longueur au niveau des acteurs.

D’aucuns ne craignent que la loi ne demeure qu’une coquille vide comme bon nombre de dispositions, qu’en pensez-vous ?

Effectivement, nous avons bon nombre de lois mais l’on n’arrive pas à les mettre en œuvre. Pour la LDIM spécifiquement, la question repose plutôt sur la manière de mettre en place toutes les institutions prévues (l’Andi et le FNDI). Si c’est deux institutions ne sont pas bien ancrées ou si le montage institutionnel ne correspond pas à la réalité voulue, ce sera une « cause perdue ». Essentiellement, il faut les hommes qu’il faut à la place qu’il faut. Néanmoins, l’adoption de la LDIM demeure un bon signe même si les doutes persistent sur la compréhension de tout un chacun de l’esprit de la politique industrielle.

Quels sont les résultats escomptés ?

J’espère bien que la validation en Conseil des ministres et du gouvernement de la LDIM marquera le début d’un réel cheminement. Elle obligera tout le monde à considérer le débat autour de l’industrialisation. Le processus se déroulera sur un laps de temps considérable. Il va permettre de coïncider des visions différentes. Par rapport aux objectifs établis, il est malheureusement difficile de prévoir ce qui se passera d’ici un ou deux ans, mais nous osons espérer une réelle stabilité pour que le processus d’industrialisation puisse impliquer tout le monde. La transformation de notre économie va booster les activités. Le secteur privé sera en mesure d’améliorer leur productivité et de maximiser leur profit.

Propos recueillis par Raoto Andriamanambe

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