Si le mobile banking est plus accessible et plus pratique pour les usagers, il n’en reste pas moins que les frais appliqués sont souvent exorbitants par rapport aux banques traditionnelles, même si ces dernières appliquent aussi diverses chausse-trappes financières. Pour les opérations de mobile banking, à chaque transfert les opérateurs prélèvent une certaine somme qui peut paraître minime pour les petites transactions, mais il peut devenir énorme si de grosses sommes sont manipulées, même si le Trésor public, souligne dorénavant que « tout propriétaire d’un téléphone portable dispose instantanément de services financiers bien moins onéreux ». Néanmoins, à chaque opérateur, sa stratégie. Chez les uns, en dessous d’un certain seuil, les frais appliqués pour les transferts sont gratuits. Chez d’autres, la facture est toujours salée.

Malgré ce petit écueil, le mobile banking est une opportunité potentiellement révolutionnaire pour les populations non bancarisées. Il offre la possibilité d’accéder à des services financiers élémentaires, comme les dépôts et les transferts, à partir de n’importe quel téléphone mobile sans avoir besoin d’un compte bancaire classique. Il bouscule également les usages traditionnels de la circulation de l’argent. Ce succès est dû à la simplicité et au faible coût des technologies sur lesquels le mobile banking est adossé. En effet, la grande majorité des services utilise l’Unstructured supplementary service data (USSD) comme technologie. Ce protocole, comparable à celui utilisé pour l’envoi de SMS a pour principal avantage d’être compatible avec 99% des mobiles en circulation. Le pas que les opérateurs locaux n’ont pas encore franchi concerne la mise en place de prêts. Au Kenya, les services de prêts des banques commerciales utilisent désormais principalement les téléphones mobiles pour accorder des fonds aux emprunteurs.

K.Z. & R.A.

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