Les tenants du pouvoir clament haut et fort que la démocratie est réelle à Madagascar et que le développement est patent. Ils sont convaincus que leur politique et la Politique générale de l’État ont déjà apporté aux Malgaches leurs fruits. Ils mettent en exergue que les opposants gênent et entravent le développement. Se pose alors la question : qu’en est-il effectivement ? Avoir une réponse sereine et objective à la question nécessite une analyse sérieuse de la situation suivante : où se situe réellement les problèmes sociaux actuels du développement de la société malgache ?

Les tenants du pouvoir actuel seront jugés non pas, par leurs discours mais par leur travail et les résultats de leurs actes. Innombrables sont les promesses et les directives prises par le président de la République dès son accession au pouvoir. Mais nombre d’initiatives se transforment en actions stériles ne faisaient qu’enfanter une tragédie pour les ménages et les forces productives. Toutes les formes de relations sociales et des affaires antérieures de l’État sont démolies. Cela crée hostilité et instabilité politico-sociales. Les opposants sont paralysés et intimidés. Tous ceux qui gênent sont étiquetés comme terroristes. Toutes informations/communications sont épiées et surveillées. La classe moyenne et la classe des pauvres se trouvent au même niveau. Les opérateurs ne peuvent agir car ils ne peuvent se développer qu’au détriment d’intérêts supérieurs. En résumé, une poignée de gens, accapareurs du pouvoir, élaborent la politique conformément à celle des États néolibéraux. Moins du cinquième des citoyens trouve ses intérêts dans ce régime.

Nombreuses sont les décisions d’une belle espérance prises par le chef de l’État, le Premier ministre et son gouvernement. Cependant, elles sont plus ou moins incompréhensibles.  Des marchandises de tous les choix inondent le marché, les marchés sont animés, les salaires et pensions sont augmentés, la lutte contre la corruption disent-ils devient sévère, les élections de toutes les instances dirigeantes ont été démocratiques, etc. Seulement, observez la réalité en face : ce qu’on vit et ce qu’on voit en est autrement et contradictoire. Cette réalité est au profit des tenants du pouvoir minoritaires et aux opportunistes politiques et économiques multinationaux. Les démarches sont tantôt perceptibles, tantôt déguisées. Leur aboutissement est évident : la naissance d’une nouvelle classe minoritaire détentrice de tous les pouvoirs et de toutes les richesses.

La démocratie en est aussi un éminent problème de la République. On applique la démocratie du pouvoir néolibéral ou la démocratie des ultralibéralistes. Elle n’est fondée que pour glorifier les droits civils et politiques. Le pouvoir bafoue les droits économiques, sociaux et culturels de chaque citoyen. La démocratie exigée par le peuple est celle où il est à la fois maître d’œuvre et maître d’ouvrage dans la réalisation de ses besoins et de ses intérêts. Le parti DHD Madagascar l’affirme : une autre politique est possible pour changer la vie quotidienne des Malgaches. Il nous faut faire des droits humains et de la démocratie une réalité pour tous. Et nous prônons les idées nouvelles et une nouvelle organisation. Les politiciens doivent dorénavant maîtriser l’art de la politique.

Hary Naivo Rasamoelina

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