La vanille malgache se négocie actuellement à près de 120 000 ariary le kilo. Cette flambée rappelle les fièvres de 2004 où le prix s’était littéralement envolé. Les régions d’Analanjirofo, Sofia, Sava et Atsinanana se préparent à l’ouverture de la campagne de collecte de la vanille. Elle devrait commencer dès la première semaine du mois de juillet, selon le ministère du commerce et de la consommation. Cette année, le prix de ce produit de rente atteint les sommets sur le marché local. Les collecteurs les achètent à 110 000 à 120 000 ariary le kilo. Sur le marché international, le kilo de l’or noir a atteint les 220 dollars au mois de mai de cette année.

Tandis que ces dernières années, les principaux marchés récepteurs de la vanille malgache se plaignent d’une mauvaise qualité des produits venant de la Grande île, le ministère du commerce, lui, se veut rassurant. « L’État est strict au sujet de la protection de notre label. Pour les peines et amendes : tout contrevenant sera tenu de payer 5 fois la valeur incriminée, avec emprisonnement, et destruction des produits qui ruinent le label « Vanille de Madagascar » », argue-t-on du côté du ministère.

A ce jour, le Japon et l’Europe sont les principaux marchés pour l’or noir malgache. Cette année, les 60 000 planteurs pourront produire jusqu’à 2 000 tonnes pour l’exportation. Et l’Etat entend redorer le blason de cette filière en gardant un œil sur la qualité des produits. A ce jour, « la vanille de Madagascar, quand elle est bien traitée, peut atteindre un taux de vanilline de 2,5 si le taux exigé est de 1,5 minimum pour la vanille rouge et 1,8 pour la noire ».

 

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