Une carte économique à jouer

Une carte économique à jouer

Madagascar a la possibilité de fructifier le rendez-vous d’Antananarivo. Le président de la République Hery Rajaonarimampianina, en tant que président de la Francophonie pendant deux ans, se trouve à la première loge des décisions relatives à toutes les actions de coopération, de développement des actions politiques et de diplomatie de l’organisation.

Une position qu’il pourrait mettre au profit de la Grande île, du moins concernant le volet économie. L’orientation prise par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) devrait mettre en avant l’économie. La « stratégie économie » adoptée lors du XVe sommet à Dakar, a consacré cette orientation au sein d’un espace francophone, composé de près de 80 pays, totalisant 14% de revenu national brut mondial et qui représente également les 20% des échanges mondiaux de marchandises.

La carte Michaëlle Jean constitue un atout pour la Grande île. Durant son mandat, la secrétaire générale de la Francophonie aura à cœur de mener à bien la réalisation de la feuille de route contenue dans la « stratégie économie » de la Francophonie. Elle plaide pour un réseautage entre les différents secteurs des pays membres, que ce soit en matière de ressources financière, humaine ou technique. Elle milite pour le développement d’une plateforme d’échanges afin de rassembler les solutions et les moyens pour agir. Les jeunes et les femmes figurent les cibles prioritaires, sans oublier les petites et moyennes entreprises.

Pour ce faire, la Grande île pourrait s’appuyer sur Michaëlle Jean qui, visiblement, est engagée à ses côtés. Sa présence aux côtés du Président malgache et des membres du gouvernement, lors de la Conférence des bailleurs de fonds et des investisseurs à Paris au début du mois de décembre 2016, en dit long sur son engagement.

Madagascar pourrait servir de modèle dans la mise en œuvre de cette « stratégie économie » de la Francophonie afin de convaincre les plus sceptiques. En effet, des réflexions circulent concernant ce choix économique, reléguant au second plan la langue et les cultures.