Prélude : Marc dépossédé

Prélude : Marc dépossédé

À environ une année de la présidentielle, Ravalomanana prend ses… marques. Il a donc fallu près de quatre ans pour qu’il constate que le pays avance difficilement et pour qu’il se positionne enfin. L’on se rappelle la prise de position de ses caciques, comme Guy Rivo Andrianarisoa, affirmant « jouer le jeu du pacte démocratique pour le bien de Madagascar ».

Les ouailles de l’ancien Président se sont déclarés opposants au régime après des années de ripailles communes. Le banquet s’est terminé par un malheureux hasard – admettons-le. En effet, Roland Ravatomanga, le ministre de l’Agriculture, un ténor du Tim, a pris la porte de sortie.

Enfin le paysage politique est dégagé. Car l’ancien Président n’a de cesse de jouer les agitateurs de particules depuis son retour au bercail avec ses multiples provocations, aussi bien par le biais de sa personne que par celui de sa femme à travers ses soubresauts à la tête de la mairie d’Antananarivo. Droit dans ses bottes, une fois de plus, le businessman se présente comme le messie.

Pour plaider la cause de son épouse à la tête de la municipalité d’Antananarivo, Marc Ravalomanana n’avait pas hésité à signifier qu’il suffirait d’un « signe » pour que les investisseurs se bousculent au portillon pour la capitale. Chacun est libre de juger si c’est le cas actuellement. Le fait est que la Ville des Mille est ankylosée par l’immobilisme. Il n’y a pas eu les grands investissements promis.

La question est de savoir si l’ancien numéro Un du pays osera présenter les mêmes arguments pour la présidentielle, puisqu’il s’est déjà positionné dans le peloton. À coup sûr, il le fera. Car le projet de société, c’est lui. Comme le projet de développement de la Ville des Mille, c’est Lalao Ravalomanana. Une stratégie qui a chu face aux difficultés inhérentes au développement de la cité. Espérons que le père réussisse là où la maire a échoué, en cas de victoire.