Interview de Mahamoudou Ndriandahy, Président de la commission élection au sein de la plateforme Rohy et de la PFNOSCM/Voifiraisana

Interview de Mahamoudou Ndriandahy, Président de la commission élection au sein de la plateforme Rohy et de la PFNOSCM/Voifiraisana

« Nous insistons sur une solution consensuelle et pérenne »

Le Président de la commission élection au sein de la plateforme Rohy et de la PFNOSCM/Voifiraisana fait le point sur la loi électorale.

Avec le recul, quel regard portez-vous sur le projet de loi portant régime général des élections et des référendums ?

À première vue, nous ne sommes pas satisfaits du projet de loi sur plusieurs points. Certes, certaines propositions de la société civile ont été retenues, mais d’autres ne l’ont pas été, comme c’est le cas de l’ouverture de la liste électorale ou encore la réglementation de la période de précampagne. Le Premier ministre nous avait promis une table ronde entre le comité interministériel chargé de rédiger le texte, la société civile ainsi que les partis, avant de valider le projet de loi. Mais cela n’a pas été le cas. (…)

Quelle pourrait être la solution à cette situation ?

Nous insistons sur la tenue d’une table ronde impliquant tous les acteurs concernés, à savoir le gouvernement, les partis politiques et la société civile pour trouver une solution consensuelle et pérenne. Le rendez-vous devrait servir à élaborer une règle claire pour tous. Une règle, immuable et pérenne, pour régir la période de précampagne. Ce qui est navrant, en fait, c’est l’absence de dispositions pérennes.

Tous les dirigeants successifs retouchent le texte à leur guise, suscitant la méfiance des autres. Nous constatons une pratique politique malhonnête et qui doit être dépassée. On refait les mêmes erreurs tant décriées des adversaires politiques quand on est dans l’opposition. Inversement, ceux qui viennent de quitter le pouvoir adoptent la même attitude que ceux qui se sont opposés à eux.

Des cas illustrent cette mauvaise pratique incluse dans le code électoral, pour ne citer que le sujet de la nationalité des candidats à l’époque du régime Ravalomanana, ou encore celle relative à la période de résidence pour les candidats à la présidentielle. Maintenant, le projet de loi actuel consacre des dispositions fiscale et judiciaire suspectes. (…)