Maritimisation : perspective géopolitique de la diplomatie

Maritimisation : perspective géopolitique de la diplomatie

Depuis les années 1970, la maritimisation qui est le processus d’accroissement des échanges internationaux par voie maritime s’accélère. L’auteure met en perspective la place de la Grande île au cœur de l’océan Indien à travers une rétrospective au prisme des relations internationales.

Quelle perception avons-nous du monde qui inspire notre façon d’y avoir prise et notre capacité de le changer, en un mot notre politique ? Vaste question ! C’est à une perspective géopolitique de la diplomatie que je vous invite pour une perception des basculements des relations internationales dans lesquelles Madagascar a tissé ses politiques extérieures. Ne cherchez pas à quelle idéologie scientifique appartient ce texte. Il participe à une autonomisation de la science politique. Il s’agit de contribuer à saisir de façon pertinente les tentatives et les succès, mais aussi les actes manqués et les destructions. Pertinente dans le sens de conforme à la réalité du terrain et peut-être ainsi, plus efficace comme éclairage du politique.

Les indépendances ont changé le monde

Les indépendances ont changé le monde depuis l’apparition de l’État-nation. Celui-ci est la nouvelle organisation politique née du traité de Westphalie en 1648. Il augure de relations désormais internationales au sens interétatiques, monopoles des États, garantis par des frontières intangibles. Ce « principe de territorialité » est caractérisé par la conjonction du territoire, de la souveraineté et d’une population devenue peuple représenté en nation1. Il se substitue au principe d’organisation politique fondé sur l’allégeance. L’État-nation est à l’origine de la prospérité européenne selon certains institutionnalistes2. Mais ce que ceux-ci n’ont pas analysé, c’est qu’il l’est aussi de ses constructions impériales, à leur tour démantelées par la naissance d’États-nations engendrés par les indépendances. Il s’agit de celle des États-Unis d’Amérique de 1776 par exemple. C’est aussi de celle de Madagascar comme des décolonisations issues des luttes d’indépendance et des pactes au cours des destructions de la deuxième Guerre mondiale.

Les indépendances des années 1960 ont cependant ceci de spécifique : elles concrétisent une nouvelle démocratisation massive à l’échelle internationale. Des pays d’origine non européenne siègent aux Nations unies, devenues la nouvelle architecture internationale, où la règle de l’Assemblée générale est un État-nation, un vote. Le Conseil de sécurité, seul organe contraignant certes, coexiste avec cette dynamique de l’AG. L’indépendance de Madagascar relève de cette épopée collective souvent éclipsée par la diplomatie bilatérale. Elle est aussi le socle historique et stratégique des politiques multilatéralistes malgaches ainsi que de sa diplomatie territoriale.

Le paradoxe géopolitique des indépendances

Ces indépendances se retrouvent dans un paradoxe géopolitique. D’un côté, le droit onusien de la décolonisation ouvre une dynamique du droit international. Il est le cadre et le garant du principe de territorialité pour ces nouveaux États. L’autre côté, la guerre froide et l’affrontement bipolaire configurent un jeu diplomatique de campisme Est-Ouest. La première République de Madagascar choisit l’Ouest et le président Philibert Tsiranana, un bilatéralisme privilégié avec la France, membre permanent du Conseil de sécurité. Le texte fondateur en est les accords de coopération qui comportent des accords de défense ainsi que de sécurisation du régime. Il s’inscrit dans la nouvelle politique étrangère de la France, un multiple bilatéralisme qui minore le multilatéralisme et consolide la Zone franc. Dix ans après, l’inadéquation avec les perceptions de néo-colonialisation et les réalités difficiles provoquent un rejet par la population malgache. Cela mène la France à renoncer au respect de l’accord de défense du régime.

La crise et la transition militaire dirigée par le Général Gabriel Ramanantsoa qui céda le pouvoir au Colonel de gendarmerie Richard Ratsimandrava assassiné, puis par un directoire militaire et le Capitaine de frégate Didier Ratsiraka ont abouti au retrait des bases militaires françaises et à l’institutionnalisation d’une deuxième République, démocratique3, présidée par celui-ci pendant trois mandats. Celle-ci change de camp et se rapproche de l’Est. Elle s’ouvre à un multiple bilatéralisme progressiste et participe au jeu multilatéraliste du mouvement des Non Alignés pour accéder à d’autres financements. Cependant, les accords avec l’URSS (Union des républiques socialistes soviétiques) sont avant tout « militaro-stratégiques ». Néanmoins, contrairement à l’analyse d’Ardant et Kriegel4, l’État demeure une échelle pertinente d’analyse systémique sans en exclure d’autres. En effet, la diplomatie malgache présente ce double niveau de jeu5 où il se positionne en politique extérieure à la périphérie du système communiste mondial, lui-même acteur majeur de la guerre froide, et se centralise en capitalisme d’État planificateur à l’intérieur.

Le secteur privé des grandes sociétés étrangères est démantelé par nationalisation, les secteurs stratégiques, comme la filière rizicole, sont réorganisés par l’Etat-Parti et ce qui reste est étroitement encadré. Le retrait de la Zone franc dès 1973 – celle-ci ne disparaît qu’en 20206 – et l’embellie des taux de change ont permis quelques années de balance des paiements aux grandes espérances pour Madagascar7. Mais le retournement des cours a entraîné une crise de surendettement qui détruira les investissements d’industrialisation. Ce champ de ruines contribuera à déterminer les configurations ultérieures du secteur privé malgache. Il fera du multilatéralisme onusien, Fonds monétaire international (FMI)-Banque mondiale en tête, ainsi que de l’austère comptabilité de trésorerie un ressort majeur de la diplomatie malgache.

Géopolitique du multilatéralisme malgache

La troisième République naît à Madagascar en 1992 d’une transition politique dans le contexte de la chute de l’URSS. Elle est l’issue d’une mobilisation sans précédent des mouvements sociaux et des sociétés civiles. Ils réclament une démocratisation faite de libertés publiques et de libéralisme économique en ces débuts de mondialisation. Les accords de sécurité et de défense sont ouverts à d’autres partenaires. La troisième République est présidée par Albert Zafy de 1993 à 1996, empêché par une crise parlementaire, par Didier Ratsiraka jusqu’en 2002 ; et par Marc Ravalomanana suite à une crise électorale, jusqu’en 20098 après sa réélection. Le nouveau multilatéralisme est caractérisé par deux basculements.

Le premier a été la généralisation des fonds conditionnels dont la conditionnalité peut s’étendre de la comptabilité aux politiques publiques, aux orientations de politique générale jusqu’à la vie démocratique. Les négociations diplomatiques se caractérisent par un processus de (dé)légitimation financière souvent perçue comme remettant en cause l’indépendance du pays. Le deuxième est le processus d’effacement des dettes proposé à l’échelle transnationale par les ONG et mis en œuvre par ce multilatéralisme. La substitution d’investissements de développement à celles-ci est concrétisée. Elle permet à Madagascar comme à d’autres pays d’envisager à nouveau des investissements de développement et la multiplication de partenaires de coopération9. C’est en particulier le cas par le multilatéralisme régional comme le Comesa (Common market for eastern and southern Africa), la SADC (Southern african development community) ou l’Union Européenne.

Malgré les plans de privatisation, le difficile déploiement du secteur privé est certainement un des principaux ressorts du « transitional state »10 qui pourrait caractériser Madagascar. De la troisième République en passant par la Quatrième établie en 2010, Il semble être entre « natural state » fait d’allégeance et « democratic state » dans lequel les ordres sociaux pourraient s’ouvrir sans violence à la prospérité. D’une part, ça ne favorise pas la stabilité politique et fait souvent de l’Etat un objet de prédation précipitant la paupérisation11. D’autre part, la transition présidée par Andry Rajoelina de 2009 à 2013 a valu à Madagascar de dures sanctions diplomatiques et financières pendant lesquelles seuls les financements humanitaires ont été autorisés12. Les États-Unis devinrent le premier donateur de Madagascar13.

Le processus électoral de sortie de crise fut soumis aux conditions internationales. La majeure partie des sanctions financières ne furent que tardivement levées pendant le mandat du président Hery Rajaonarimampianina, de 2014 à 2018. Ces transitions amenèrent souvent Madagascar à exploiter ses ressources naturelles sans être en position d’en obtenir des conditions optimales, voire équitables. Tout cela n’a pas été favorable à l’intégration internationale, et particulièrement régionale dans la mondialisation. Qu’en est-il du côté de la diplomatie territoriale ?

Nouveaux enjeux géopolitiques de la diplomatie territoriale

Le président Philibert Tsiranana a négocié les accords d’indépendance. Il a poursuivi une discrète diplomatie territoriale pour ramener dans ce périmètre certaines îles, comme les Îles Crab par exemple14. Le président Didier Ratsiraka a initialisé les revendications de Madagascar aux Nations unies sur les Îles Eparses en 1979, maintenues depuis sans discontinuer par Madagascar dans cette enceinte face à la France. La Grande île a soutenu l’avènement du droit onusien de la mer par la Convention de Montego Bay de 1982, considérée comme une décolonisation économique majeure. Elle a développé dans ce cadre une territorialisation maritime par sa Zone économique exclusive (ZEE), puis l’extension de celle-ci et récemment, l’extension de son plateau continental15.

Il n’en reste pas moins, que l’économie de Madagascar vit très peu de ses ressources maritimes vivantes (halieutiques, biodiversité), fossiles (hydrocarbures) et minérales. La maritimisation16 malgache est le fait de grands investissements portuaires internationaux, relais du transport mondialisé, plutôt que de production maritime nationale. Le port en eaux profondes d’Ehoala de Rio Tinto, premier producteur d’ilménite, permet de rejoindre facilement l’océan Atlantique, le Canal du Mozambique et l’océan Indien. L’extension du port de Toamasina, avec l’appui de l’Agence de coopération internationale du Japon (Jica) sera un relais pour un contournement en haute mer du Canal du Mozambique, de plus en plus délaissé depuis la piraterie somalienne17. Le projet de nouveau port à Antsiranana avec des opérateurs chinois permettra d’accéder et/ou de contourner ce Canal sur les routes maritimes de la soie ainsi que du commerce mondial dont 93% se font par les océans. Ceux-ci et leurs ressources sont la nouvelle frontière de la mondialisation.

Le Canal du Mozambique est celui des quatre Îles éparses ou Nosy malagasy18 sur lesquels la France et Madagascar se sont accordés conjointement avoir un différend en novembre 201919. Les présidents Emmanuel Macron et Andry Rajoelina en avaient initié la négociation le 29 mai 2019. Celle-ci se crispe sur le projet français de faire de Glorieuse, l’une d’entre elles, une réserve naturelle vouée à la biodiversité20. Ce Canal est aussi une autoroute maritime. Il est devenu l’un des plus importants sites gaziers au monde exploités par le Mozambique et la Tanzanie et dont Total est en passe de devenir l’opérateur majeur21. Le Mozambique est devenu la priorité diplomatique de la France dans la région ces dernières années.

Le contraste entre Madagascar et ses voisins est saisissant. En fait, c’est toute la façade maritime de l’Afrique de l’Est qui est en émergence énergétique. Le pétrole du Kenya est conjointement exploité avec celui de l’Ouganda et les investissements portuaires sont reliés en pipelines jusqu’en Tanzanie. Le marché énergétique régional se structure tiré par le moteur émergent sud-africain pour irriguer corridors économiques et méga-projets. Les actifs d’hydrocarbures génèrent des emprunts sans précédents. Le risque stratégique aujourd’hui est, d’une part, l’effondrement des cours des hydrocarbures suite à la pandémie du coronavirus et, d’autre part, la menace djihadiste dans les territoires gaziers du Mozambique. Celui-ci vient à peine de signer des accords de paix interne22. La stabilité politique et sécuritaire est un enjeu crucial pour tous les pays de la sous-région qui suscite de nouvelles formes de coopération.

Conclusion

La mondialisation présente aujourd’hui un nouveau paradoxe. D’un côté, elle est de plus en plus déterritorialisée en raison de la multiplicité des acteurs étatiques et non étatiques comme les organisations internationales, les firmes multinationales, les ONG d’une part et la transnationalisation de leurs activités d’autre part. Cette forme de « fin des territoires » est caractérisée par un basculement sans précédent des relations internationales hors du monopole étatique. Chacun de ces acteurs est en mesure de changer les règles du jeu international.

D’un autre côté, elle connaît un processus de régionalisation dont la spécificité au Sud de l’océan Indien est d’un intérêt accru pour l’économie réelle territoriale, dont une maritimisation croissante. En revanche comme partout, elle se caractérise par une rude compétition pour les ressources. Dans ce contexte, la (dé)connexion de Madagascar à la mondialisation pourrait tenir à l’avenir, pour une partie non négligeable, à sa capacité à mettre en valeur sa territorialisation maritime, ses investissements maritimisés et son intégration régionale, elle-même de plus en plus maritimisée. Cela ne prendrait sens qu’avec l’intégration de sa propre économie territoriale et ses voies de communication. Sinon, la Grande île risquerait de rester un collier d’enclaves territoriales pauvres à faible maritimité dans la mondialisation au lieu de tirer profit de l’ensemble de ses positions stratégiques.

Références : 1. Bertrand BADIE, La fin des territoires : essaie sur le désordre international et l’utilité du respect (1995), nouvelle préface, CNRS Edition, Paris, 2013 2. Douglass NORTH, John J WALLIS, Barry R. WEINGAST, Violence and Social Orders : a Conceptual Framework for Interpretating recorded Human History, Cambridge University Press, Cambridge, 2009 3. Pascal CHAÎGNEAU, Un mode d’orientation socialiste à la périphérie du système : le cas singulier de Madagascar, in Philippe ARDANT et Annie KRIEGEL, Le système communiste mondial, Revue Pouvoirs n°21, 1982, pp 108-116 4. Philippe ARDANT et Annie KRIEGEL, 1982, op cit., p 3 5. Robert D. PUTNAM, Diplomacy and Domestic Politics:The Logic of Two-Level Games, International Organization, Vol. 42, No. 3, (Summer) 1988, MIT Press, pp. 427-460 6. Désiré AVOM, Zone franc : fin et réincarnation, Revue Politique Etrangère, 2020/2 (Été), pp 115-127 7. Christiane RAFIDINARIVO, Madagascar : monnaie, impact de la sortie du pays de la Zone franc, interviewée par Marie AUDRAN, Radio France Internationale, 25 décembre 2015 : http://www.rfi.fr/emission/20151225-madagascar-monnaie-impact-sortie-pays-zone-franc 8. Christiane RAFIDINARIVO, Analyse politique des crises : basculements de paradigmes, in Solofo RANDRIANJA (dir.), Mettre fin à la fragilité : construire le présent à partir du futur, Institut d’Etudes Politiques Madagascar et Banque Mondiale, Antananarivo, 2014, pp 9-13 9. Christian BOUCHARD, Shafick OSMAN, Christiane RAFIDINARIVO (eds), Southwest Indian Ocean Islands: Identity, Development and Cooperation, Journal of Indian Ocean Region, Routledge, Taylor and Francis, 2019, pp 1-77 10. Douglass NORTH, John J. WALLIS, Barry R. WEINGAST, 2009, op cit. 11. Christiane RAFIDINARIVO, Grande Corruption Internationale à Madagascar : Prospective de définition et de fonctionnement à travers le secteur financier, Rapport au Conseil supérieur de lutte contre la corruption, Programme des Nations Unies pour le Développement, Unité stratégie et politique, Antananarivo, 2004 12. Christiane RAFIDINARIVO, Crise diplomatique et diplomatie humanitaire : A qui bénéficie le contournement de l’Etat ?, Diplomatic crisis and humanitarian diplomacy : Who benefits from the bypassing of the State ?, in Thomas FOURQUET et Virginie TROIT (dir.), Transition humanitaire à Madagascar, Humanitarian Transition in Madagascar, Edition bilingue Karthala, Soutenue par le Centre De Crise et de Soutien (CDCS) du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, dans le cadre d’un programme de valorisation de la recherche francophone dans le champ humanitaire, Paris, 2018, pp 45-62 13. Christiane RAFIDINARIVO, Globalisation et dynamique des relations internationales, actions internationales face à la crise politique malgache : légitimations et délégitimations, in Solofo RANDRIANJA (dir.), Mettre fin à la fragilité : construire le présent à partir du futur , Institut d’Etudes Politiques Madagascar et Banque Mondiale, Antananarivo, 2014, pp 53-65 14. Christiane RAFIDINARIVO, Enjeux géopolitiques des négociations sur les Îles Eparses, in Christiane RAFIDINARIVO et Johary RAVALOSON (dir.), Regards croisés sur les Iles Eparses, Ressources et territoires contestés, avec cartes géopolitiques de Christiane RAFIDINARIVO et Thierry SABATHIER, Dossier spécial Iles Eparses n° 72-73, Revue juridique Madagascar Conseil International, 2016, p 22. 15. Christiane RAFIDINARIVO, Madagascar reste fortement tributaire des financements extérieurs, Interviewée par Jao PATRICIUS, Newsmada, 27 juin 2020 : https://www.newsmada.com/2020/06/27/christiane-rafidinarivo-madagascar-reste-fortement-tributaire-de-financements-exterieurs/ 16. André VIGARIE, Ports de commerce et vie littorale, Hachette, Paris, 1979 17. Christiane RAFIDINARIVO, Security Reform of France’s Africa Policy Cooperation: Incremental Process, in Check N. ACHU, Korwa G. ADAR, Ajume WINGO (eds.), France’s Africa Relations : Domination, Continuity and Contradiction, geopolitical maps with Thierry SABATHIER, African Institute of South Africa, Pretoria, 2019, pp 64-105 18. Christiane RAFIDINARIVO et Thierry SABATHIER, Ressources et Contestations Territoriales Internationales : Analyse politique comparée des Îles Éparses, in Mémoires de l’Académie Nationale des Arts, des Lettres et des Sciences, FASCICULE LXV. 1947-2017, LXXème Anniversaire du 29 Mars 1947 – « Pour l’État Malgache: Libre et Indépendant », Actes du Colloque Scientifique International du 30 et 31 mars 2017, Académie Malgache, Antananarivo, 2018, pp 341-354. 19. Christiane RAFIDINARIVO, 27 juin 2020, op cit. 20. Christiane RAFIDINARIVO, Hohe wellen um flache Insel: Die « Iles Eparses » vor Madagaskar, interviewed von Friederike MÜLLER-JUNG, Deutsche Welle Welt, Berlin, 4. dezember 2019 : https://www.dw.com/de/hohe-wellen-um-flache-inseln-die-iles-eparses-vor-madagaskar/a-51533824 21. https://www.agenceecofin.com/hydrocarbures/1707-78657-mozambique-total-finalise-le-record-demprunt-pour-un-projet-en-afrique 22. Christiane RAFIDINARIVO, Un accord de paix historique au Mozambique, interviewée par Mathilde BLAYO, La Croix, 2 août 2019 : https://www.la-croix.com/Monde/Afrique/accord-paixhistorique-Mozambique-2019-08-02-1201039047#