CMH : sensibiliser les citoyens tananariviens à l’hygiène

CMH : sensibiliser les citoyens tananariviens à l’hygiène

La capitale de la Grande île fait face à des défis immenses en termes d’assainissement. La vétusté des infrastructures, leur qualité… en sont des raisons, mais la question de civisme y est également pour beaucoup. Le Service autonome de la maintenance de la ville d’Antananarivo (Samva), qui a mué entre temps en Société municipale d’assainissement (SMA) – et qui revient sous le giron de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) –, collecte entre 200 à 1 500 tonnes par jour de déchets ménagers, notamment en période de fête.

La gestion difficile de ces derniers n’est que la partie émergée de l’iceberg, l’incivilité est quasiment érigée en tant que dogme. Depuis des décennies, les gouvernants successifs se sont cassés les dents à serrer la vis. Le Code municipal d’hygiène (CMH) est un des outils sur lequel compte l’équipe de la mairie actuelle pour réhabiliter la Ville des Mille. « Nous avons rêvé pour Antananarivo d’une ville propre, lumineuse, sécurisée, moderne et digne », avait expliqué Naina Andriatsitohaina, le maire de la CUA, lors de son discours, en lançant le CMH.

L’épais document contenant les règles concernant, entre autres, la propreté, la santé, la sécurité publique a été traduit en supports de communication accessibles (panneaux, affiches, spots TV et radio) pour les habitants de la Ville des Mille.

« Il est important de faire connaître les règles en vigueur aux citoyens avant de les appliquer et de sanctionner les contrevenants. Elles sont essentielles pour une société harmonieuse », précise Pascal Rasaony, YLTPien et conseiller technique permanent du maire d’Antananarivo. La Fondation Friedrich Ebert (FES) a appuyé la CUA dans la redynamisation de ce Code et dans sa vulgarisation. En effet, cette réglementation qui régit la ville existe depuis bien longtemps, mais elle n’a été que très rarement appliquée et n’a fait l’objet d’une mise à jour qu’en 2020.